Bras Saint Arnoult (Première partie)
Au bras de Saint Arnoul (478-†535)
Qui sait aujourd’hui que SAINT ARNOULT n’est pas seulement le nom bizarre d’un vieux bras de Marne asséché ou comblé de remblais mais qu’il est le saint patron de la paroisse de Gournay-sur-Marne ?
La fête patronale de Gournay, le 18 juillet, fut jusqu’à la première guerre mondiale l’occasion d’activités religieuses, de processions, de bénédictions de bétails et de fêtes « populaires » d’où est sans doute partie la réputation festive de Gournay-sur-Marne.
Qui fut Arnoul ?

ce n’est pas cet Arnoul fils d’Arnoald
Certains historiens[1] ont d’abord pensé qu’il s’agissait de SAINT ARNULF, ARNOUL (580-†640). Ce noble épousa la noble DODE fille de l’évêque de Metz. Ils eurent deux enfants dont une fille ANSEGISEL(†679) qui est une ancêtre des carolingiens. Devenu évêque de Metz, ARNOUL et DODE se séparèrent pour respecter le droit canon. La chanson dit qu’il fut le précepteur de DAGOBERT 1ER (600-†639). Dans les faits, il fut un éminent administrateur du Royaume d’Austrasie en tandem avec PEPIN DE LANDEN
En fait notre[2] ARNOUL est plus ancien, c’était un noble franc, né vers 478 à Rethel dans les Ardennes qui devint un disciple favori de SAINT REMI, l’évêque de Reims qui avait baptisé CLOVIS (ca 466-†511) et converti les anciens francs polythéistes en nouveaux francs chrétiens, le 24 décembre 498.
ARNOUL devint l’émissaire diplomatique de CLOVIS à Rome, à Ravenne, en Espagne, aux lieux saints, et à Constantinople et il fut envoyé en Espagne pour évangéliser les ariens[3].

Dans le quart bas à gauche : le chaste mariage d’Arnoul et de Scariberge par St Rémi
Enluminure du « Moirouer historial » de Vincent de Beauvais (1190- 1264) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52506706r/f846.item.zoom
Iconographie suggérée par l’excellent site biblissima.fr
Reconnaissant ses services et ses mérites, le roi CLOVIS (465-511) le distingua en lui offrant la main de SCARIBERGE[4], une de ses nièces.
ARNOUL ET SCARIBERGE furent alors mariés par SAINT REMY à Reims mais les deux firent vœux de chasteté. Déjà le « en même temps ».
ARNOUL fut élu évêque intérimaire à Tours vers 520. Revenu pour l’anniversaire de la mort de SAINT REMI, il fut assassiné à Reims, voie Caesarea (rue du Barbâtre) en 535.
SCARIBERGE[5] devait ramener son corps à Saint Martin-de-Tours pour respecter ses dernières volontés. Son convoi funéraire ne pouvant ou ne voulant payer le passage[6] de la frontière des carnutes[7] dans la forêt des Yvelines, ARNOUL fut inhumé dans une grotte sur place et plus tard sa veuve y fit élever un oratoire à l’endroit même. SCARIBERGE se retira dans un ermitage à proximité et mourut dans la sainteté trois ans plus tard. Elle repose en paix dans la crypte d’ARNOUL et fut faite SAINTE SCARIBERGE.

Saint Arnoult fut parfois représenté terrassant le dragon du péché.
Le couple fut honoré par un pèlerinage important, une petite ville s’était alors agrégée autour d’un oratoire puis d’un prieuré[8] (1021), puis l’église de SAINT ARNOULT fut construite par un certain GUY 1ER DE ROCHEFORT dit GUY LE ROUGE en 1104[9], « notre » Guy
Les historiens de la ville de Saint-Arnoult [10] en Yvelines déchiffrant dans l’église des peintures murales, mises à jour au XXème siècle, montrèrent qu’Arnoul était devenu saint patron des chasseurs et …des cocus.[11]
Des mauvais esprits pensent que c’est ce qui explique le nombre considérable de pèlerins venant prier saint Arnoul pour obtenir son intercession, pas que pour la chasse.
GUY LE ROUGE Seigneur de Gournay

Armoiries du croisé GUY II LE ROUGE
Fin du XIème siècle, le seigneur de Gournay-sur-Marne était le chevalier GUY II DIT LE ROUGE, (ca1042 – †1108). La croix rouge symbolise sa participation à la première croisade, (prêchée par URBAIN II en 1095) qu’il rejoignit en 1096. Ce noble et pieux personnage était un des plus riches du (petit) royaume des francs de son temps. C’était le second fils de GUY 1ER DE MONTLHERY, également dit GUY-LE-ROUGE qui mourut en 1095, il devint alors seigneur de Montlhéry, d’un tiers de la Ferté-Alais, etc…De sa mère HODIERNE DE GOMETZ, décédée en 1074, Dame de Gometz-le-Châtel, il avait déjà hérité d’un tiers de la Ferté-Alais, d’un bout de Corbeil, de possessions innombrables, etc… et de la seigneurie de Gournay-sur-Marne.
Très pieux chrétiens, ses parents HODIERNE DE GOMETZ et GUY 1ER DE MONTLHERY fondirent en 1061 un prieuré de l’ordre de Cluny à Longpont sur Orge sur un ancien lieu de culte druidique.

Chapitre bénédictin de Longpont vivant sous la règle de Cluny
« Notre » Guy (qui ne devint GUY II DE MONTLHERY qu’à la mort de son père an 1095) épousa Adélaïde (alias Adeline ou Aélis ou Elisabeth) de Rochefort en 1063, une dame très pieuse, devenant plus tard après le décès de son beau-père titulaire du titre, comte de Rochefort et comte de Châteaufort.
Il prit alors le nom de GUY 1ER DE ROCHEFORT.
Il est à noter que les comtes de Rochefort avaient eu moult contentieux avec le Prieuré de Saint Arnoul (dans les Yvelines) à seulement une lieue (4,4km) de distance du château de Rochefort. Le contentieux portait sans doute sur la juste compensation des frais de protection du pèlerinage, en effet les comtes de Rochefort faisaient la prévôté et la justice jusqu’à Chartres et sur la riche Beauce.
GUY et ADELAÏDE, très pieux seigneurs de Gournay-sur-Marne, créateurs du Prieuré Notre-Dame de Gournay
Peu avant le décès de sa première épouse ADELAÏDE vers 1080, GUY LE ROUGE, seigneur très pieux, témoins de la réussite du Prieuré de Longpont-sur-Orge créé par ses parents, alors qu’il n’avait à Gournay-sur-Marne qu’une modeste chapelle seigneuriale auprès du château fortifié sur l’île de Baubigny, décida avec Adelaïde d’établir un prieuré à Gournay-sur-Marne qui comprendrait rapidement une chapelle abbatiale.
Se gardant le village fortifié de Gournay-sur-Marne sur le nord-est de l’île de Baubigny, prise entre la rivière Marne et son Bras, les seigneurs dotèrent cette communauté monastique de nombreuses terres arables et pâturables et de moulins sur le bras d’eaux vives de la Marne et sur la Marne avec droits de banalité[12]. Le site du Prieuré serait naturellement protégé des crues par son altitude.[13]

mandragore.bnf.fr
Après quelques années de fonctionnement, probablement en 1095, GUY 1er DE ROCHEFORT légua le nouveau Prieuré Notre-Dame de Gournay au Prieuré de Saint-Martin-des-Champs de l’ordre bénédictin de Cluny, déjà propriétaire du domaine voisin de Noisy-le-Grand.
Le Prieur de Saint-Martin-des-Champs se chargeait (de pourvoir sa filiale de Gournay en moines : un prieur et deux douzaines de prêtres bénédictins obéissant à l’ordre rigoureux de Cluny.

Extrait de « Environs de Paris » Nicolas de Fer 1728
L’église abbatiale du prieuré de Gournay-sur-Marne fut consacrée par l’évêque de Paris à Notre Dame et à Saint Jean l’Évangéliste.
L’église Saint Arnoul qui fut construite à Gournay, rive gauche du Bras, en 1720 était semblable à l’église paroissiale construite à l’intérieur de l’île de Baubigny près du château seigneurial après les guerres de religion qui elle-même était peu différente, sauf en taille, de la chapelle seigneuriale du XIIème siècle. Nous évoquerons dans un autre article l’architecte dominicain Frère François Romain qui conçut les aménagements demandé par Claude Elisée de COURT, sous-gouverneur du Duc de Chartres.

Saint Arnoult intra-muros en 1644 d’après Claude de Chastillon ca1593 orientée vers le levant
Église Saint Arnoult extra-muros, après 1720, orientée vers le septentrion
Collection particulière citée par Mme Rivière dans Le Roman de Gournay p130
Revenons à GUY, veuf d’ADELAÏDE qui épousa ELISABETH (alias Isabeau, alias Alix), Dame de Crécy et de Montdidier Sa nouvelle épouse elle était veuve du riche Bouchard de Corbeil, seigneur de la Tour (Taverny) et d’autres terres.[14]
GUY 1ER DE ROCHEFORT LE ROUGE était alors le favori du roi de France PHILIPPE 1ER qui le fit sénéchal c’est à dire le doyen des serviteurs du roi, chef de la maison royale, conduisant les troupes en temps de guerre.
« Res Reliquiearum Sancti Arnul » ou « l’Affaire des Reliques de Saint-Arnoult »
Les historiens arnolphiens[15] déjà cités, rappellent que vers 935, un prêtre du nom de CONSTANCE[16], avait volé dans la crypte de Saint Arnoul en Yvelines sur commande du seigneur de Crépy-en-Valois une partie des restes du corps du saint Arnoul pour doter de reliques son lieu de culte et élever ainsi le rayonnement religieux de Crépy. Un chapitre de chanoines puis un prieuré clunisien puis une abbaye s’y établirent, tellement prier ARNOUL devenait nécessaire.
Statue de Saint Arnoul[17] partie est du cloître de l’abbaye de Saint Arnoul à Crépy-en-Valois
Cent cinquante ans plus tard environ, croyant faire plaisir à GUY LE ROUGE , seigneur de Gournay, fondateur de leur prieuré, leur bienfaiteur, des moines de Gournay-sur-Marne en visite à Crépy en Valois, acquérirent moyennant finances quelques reliques de Saint Arnoul recélées du vol par CONSTANCE à Saint Arnoul en Yvelines. Ils en firent offrande pour la chapelle seigneuriale de Guy le Rouge à Gournay-sur-Marne car la dévotion de Guy le Rouge envers Saint Arnoul était connue sur toutes ses terres.
Désormais dotée de reliques de Saint Arnoul, la chapelle seigneuriale de Gournay put devenir l’église paroissiale Saint Arnoult de Gournay et sans doute à la même époque, le bras de Marne, dit « ru d’ISANNE » sur lequel les moines avaient autrefois établi leur moulin, fut appelé « Bras Saint Arnoul ».
Après cet épisode, le très pieux GUY 1ER DE ROCHEFORT DIT GUY LE ROUGE pouvait partir) en 1096 à la première croisade appelée de ses vœux par le Pape Urbain II en 1095, l’esprit tranquille car son couple était protégé par le saint patron, Arnoul.
En croisé : Guy-le-Rouge Comte de Rochefort et de Montlhéry dit Guy 1er de Rochefort 1103
http://chateaux-expo.blogspot.com/2017/06/un-seigneur-guy-le-rouge.html
À son retour de croisade en 1104, (presque cinq années tout de même après la fin des hostilités) auréolé de gloire, le même GUY LE ROUGE redevint sénéchal, dans les Yvelines il fit construire le château fort de Rochefort, l’église de Rochefort et l’église Saint Nicolas de Saint Arnoul.
Hélas sa seconde épouse, ELISABETH (ALIX) DE CRECY, qui l’avait attendu (chastement) pendant ses huit années d’absence, décéda à Gournay le 12 avril 1107 à 59 ans. Elle fut enterrée dans la chapelle du Prieuré de Gournay.
Veuf, voulant se retirer à Rochefort, GUY décida de transmettre ses charges dont le sénéchalat et sa seigneurie de Gournay à son second fils HUGUES DE CRECY, qui hélas, confia la garde de Gournay à son demi-frère HUGUES DE POMPONNE (1090-†1147) dont le comportement fut totalement déplacé.
Le jeune roi LOUIS VI LE GROS (1080-†1137) entretemps avait manœuvré pour faire annuler par le pape ses fiançailles organisées par son père PHILIPPE 1ER avec LUCIENNE, jeune fille de son fidèle vassal GUY 1ER DE ROCHEFORT. La disgrâce de GUY était inéluctable, LOUIS VI LE GROS était définitivement passé sous l’influence d’ANCEAU DE GARLANDE, l’ennemi juré de GUY LE ROUGE. Sur le prétexte des errements de HUGUES DE POMPONNE, le roi fit le siège de Gournay-sur-Marne [18] en 1107, GUY 1ER DE ROCHEFORT s’y étant retranché avec son fils HUGUES DE CRECY.
Le roi l’emporta malgré le renfort des forces de THIBAUD venues de Blois et de Chartres.
Siège de Gournay-sur-Marne illustré par Mahiet dans Les Grandes chroniques de France. British library
En punition, le roi déposséda GUY et son fils HUGUES, du sénéchalat, de divers titres et possessions et de la seigneurie de Gournay-sur-Marne qu’il confia à ANSEAU DE GARLANDE, nouveau sénéchal qui avait déjà épousé en secondes noces BEATRICE (ALIAS AGNES) une belle fille de Guy le Rouge qui devint ainsi BEATRICE DE GOURNAY.
ANSEAU ET BEATRICE eurent une fille unique AGNES DE GARLANDE, qui devint DAME DE GOURNAY ET DE GOMETZ.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anseau_Ier_de_Garlande
Pour expier et éviter la pendaison, GUY DE ROCHEFORT et Hugues endossèrent la bure de moine bénédictins. GUY DE ROCHEFORT LE ROUGE mourut dans l’année suivant cette disgrâce royale. Il fut enterré dans l’église du Prieuré de Gournay auprès de sa seconde femme ELISABETH (ALIX).
Leur fils HUGUES DE CRECY, devenu aussi moine bénédictin, fit une belle carrière monastique et fut pendant dix ans l’assistant du Prieur de Saint-Martin-des-Champs qui justement supervisait le prieuré de Gournay-sur-Marne.
Principales sources :
Archives de la Sté historique et archéologique de Noisy-Gournay-Champs à Gournay. 2024
Paroisse Saint Arnoult, Gournay-sur-Marne
www.paroissesaintarnoult.fr/pages/nos-villages/saint-arnoult-en-yvelines.html
Le Roman de Gournay, Maryse RIVIÈRE. LIV’ÉDITION, 2007
biblissima.fr
Les Grandes chroniques de France illustrées par Mahiet
http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/ILLUMIN.ASP?Size=mid&IllID=43893
Sté historique de Saint Arnoult en Yvelines,
http://chateaux-expo.blogspot.com/2017/06/un-seigneur-guy-le-rouge.html
commons.wikimedia.org/wiki/File:Crépy-en-Valois_(60),_abbaye_Saint-Arnoul,_galerie_est_du_cloître,_statue_de_saint_Arnoul.JPG
Base des manuscrits enluminés de la Bibliothèque nationale de France www.mandragore.bnf.fr
cartographies anciennes de la bibliothèque nationale de France gallica.bnf.fr
L’Archevêché de Paris Divisé en ses trois Archidiaconnez Et en ses deux Archiprêtrez Et sept Doyennez Ruraux. Dressé et mis au jour Par ordre de son Eminence Monseigneur le Cardinal de Noailles. Par Nicolas de Fer, 1728 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53227227h
Association Patrimoine et Avenir de Rambouillet Yvelines, https://parr78.fr/Wpress/wp-content/uploads/2020/03/parrchemin18-version-site.pdf
Conférence des évêques de France (nominis.cef.fr)
Abbé Suger,Gesta Ludovici Grossi, éd. Lecoy de la Marche gallica.bnf.fr
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Le [Raincy dans le passé et le présent : essai de monographie cantonale / A.E. Fossard ; A.Hurtret (ill.). 1914 P60 ↑
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Le même Arnoult ou (Arnould) est fêté également à Marolles-en-Brie, à Crépy-en-Valois, à Varreddes, à St Arnoult en Yvelines, et Saint Arnoult de Formerie (Oise) voir http://www.prieuredesaintarnoult.net/crbst_8.html ↑
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l’arianisme est une hérésie. ↑
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https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12628/Sainte-Scariberge.html ↑
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Une légende dit que SCARIBERGE commandita l’assassinat de son époux car elle ne supportait plus la chasteté. ↑
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une sorte de péage, coïncidence anachronique, aujourd’hui Saint Arnoult en Yvelines est surtout connu pour ses bouchons au péage éponyme, dans l’autre sens au retour des vacances dans l’ouest. ↑
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les carnutes, peuple celtique de la Gaule centrale. https://encyclopedie.arbre-celtique.com/carnutes-586.htm ↑
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lié à celui de Saint -Maur-des-Fossés ↑
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https://www.paroissesaintarnoult.fr/pages/nos-villages/saint-arnoult-en-yvelines.html ↑
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dans les documents de la Sté Historique et Archéologique de Saint-Arnoult Marie-Josèphe Houssinot et Jean-Claude Houssinot, La Ville de Saint-Arnoult-en-Yvelines, « un paysage retrouvé », éditions de la Tour Gile, 2007, 369 p. (ISBN 978-2-87802-433-3) ↑
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il y a une certaine logique, ne dit-on pas « qui va à la chasse perd sa place ». ↑
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Le droit de banalité fait obligation aux paysans d’amener leurs céréales à moudre au moulin titulaire du droit ↑
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en partie au-dessus de NGF 40m. ↑
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arbre généalogique des rochefort http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Rochefort.pdf ↑
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Arnolphiens = habitants de Saint Arnoult en Yvelines ↑
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https://parr78.fr/Wpress/wp-content/uploads/2020/03/parrchemin18-version-site.pdf P14 et 15 et P 25 CR de la conférence de J.Claude Houssinot de la Ste Historique de Saint Arnoult suivit du CR de la visite de l’église. ↑
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https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Crépy-en-Valois_(60),_abbaye_Saint-Arnoul,_galerie_est_du_cloître,_statue_de_saint_Arnoul.JPG ↑
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Selon Suger,,historiographe royal de Louis VI le Gros in Abbé Suger,Gesta Ludovici Grossi, éd. Lecoy de la Marche gallica.bnf.fr vues 41 à 44 ↑





